FIGAROVOX/TRIBUNE – Le génocide des Arméniens, il y a 111 ans, ne saurait être réduit à un devoir de mémoire, plaident une soixantaine d’étudiants dans un texte collectif. Il doit selon eux nous pousser à défendre l’esprit critique pour que ne se répètent pas de telles atrocités.
Aujourd’hui, 24 avril, nous commémorons le génocide des Arméniens perpétré en 1915 dans l’Empire ottoman, au cours duquel près d’un million et demi d’Arméniens furent massacrés ou périrent sur les routes de la déportation et de l’exil. Pour la jeunesse française, et plus largement pour les étudiants qui fréquentent aujourd’hui les universités, quelle que soit leur discipline, cette mémoire ne peut se réduire à un simple héritage. Elle doit s’ancrer dans une question profondément actuelle : que signifie, aujourd’hui, se souvenir ?

