COMMUNIQUÉ DE PRESSE
A Paris, le 27 avril 2026 – L’Association de Soutien à l’Artsakh exprime sa plus vive indignation
à la suite des révélations confirmées par des images satellites attestant de la destruction par
l’Azerbaïdjan de la cathédrale de la Sainte Mère de Dieu à Stepanakert.
Consacrée par l’Église apostolique arménienne en 2019 après plus d’une décennie de travaux,
cette cathédrale constituait un symbole majeur de la présence arménienne en Artsakh. Elle
avait notamment servi d’abri anti-bombes à de nombreux civils lors de la guerre de 2020.
Sa disparition s’inscrit dans un processus plus large de destruction et d’effacement du
patrimoine culturel arménien en Artsakh, déjà dénoncé à plusieurs reprises par des
organisations internationales, dont le Parlement européen.
Depuis l’épuration ethnique des Arméniens du Haut-Karabagh 2023, plusieurs autres édifices
religieux arméniens ont été détruits et d’autres initiatives visant à effacer les inscriptions
arméniennes des monuments sont également avérées.
Ces actes constituent une atteinte grave au patrimoine culturel mondial, en violation des
principes fondamentaux du droit international relatifs à la protection des biens culturels en
période de conflit et d’occupation.
Face à ce drame, l’Association de Soutien à l’Artsakh appelle les autorités françaises à :
- condamner fermement ces destructions,
- dans le cadre des organisations internationales mettre en place des mécanismes de
protection et de documentation du patrimoine arménien en Artsakh, - et œuvrer à la préservation de l’héritage culturel et spirituel d’un peuple aujourd’hui
contraint à l’exil.
« La destruction de la cathédrale de Stepanakert n’est pas seulement la disparition d’un
édifice religieux. Elle s’inscrit dans une politique d’effacement. Des années 1980–1990, où
toute la population arménienne d’Azerbaïdjan a été contrainte de partir, à 2023, où celle de
l’Artsakh a été déplacée de force, une même logique est à l’œuvre. Après les hommes, c’est
désormais leur patrimoine qui est visé. Il appartient à la Cour Internationale de Justice
d’apprécier si la politique menée par le pouvoir de Bakou permet ou empêche l’application
de sa décision de 2023 ordonnant à l’Azerbaïdjan le retour des Arméniens d’Artsakh.» déclare
Hovhannès Guévorkian, Représentant de l’Artsakh.
Contact presse :
Annabelle Jacquemin-Guillaume
FAMA conseil
annabellejg@famaconseil.com

