Libération : «On fait comme on peut pour se reconstruire ici» : en Arménie, les déplacés du Haut-Karabakh abandonnés et désabusés

Depuis quelques semaines, à chaque fois que Sonya Sargsyan sort dans la rue, une même question revient dans la bouche de ceux qu’elle croise : mais pour qui diable va-t-elle bien voter ? Les regards se font pesants, presque accusateurs. «On se sent épiés, on nous fait du chantage», explique cette déplacée du Haut-Karabakh, petite femme énergique, qui habite désormais dans le village de Zorak, à quelques kilomètres de la capitale Erevan.

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